INAUGURATION OFFICIELLE DE L'E2C MARTINIQUE CENTRE

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L'école de la deuxième Chance Martinique Centre a été inaugurée le 31 janvier 2013 en présence de nombreux officiels tels que le Préfet de la Martinique (M. PREVOST), le Président du Conseil Régional (M. LETCHIMY), le Maire de Fort De France (M. SAINT-LOUIS-AUGUSTIN), la Présidente du Conseil Général (Mme MANIN) et bien d'autres....

 

L'école de la deuxième chance du Centre accueille des jeunes sans diplôme et sans qualification professionnelle entre 18 et 25 ans. Elle leur propose de réelles possibilités d'insertion et des opportunités d'accès à l'emploi.

« Ce projet est né de l’expérience que nous avons vécue avec notre équipe de handball, considérée comme une équipe de référence mais confrontée aux difficultés de la jeunesse », raconte José Blézes. « Et à un moment donné, il a fallu trouver des solutions pour le problème de nos jeunes. Nous avons passé un certain nombre de conventions avec certaines écoles, des centres de formation. Puis nous sommes tombés effectivement sur le dispositif de l’école de la deuxième chance, qui nous paraissait correspondre aux besoins de la jeunesse ». Jeudi matin, cette école de la deuxième chance (E2C) du Centre, dont le projet a été porté par l’association « l’Insertion en Action » que préside José Blézes, a été inaugurée en grande pompe et en présence de nombreux officiels. Elle est située à la rue de la formation professionnelle, à Fort-de-France, dans les anciens locaux du CFA de Sainte-Thérèse. Créée le 15 décembre 2010, elle est membre associé du Réseau national des E2C depuis octobre 2012.

 

 

LIRE, ÉCRIRE, COMPTER, RAISONNER, UTILISER L’ORDINATEUR ET INTERNET

« Aujourd’hui, nous accueillons 140 élèves et demain 250 », poursuit José Blézes. « Ils n’ont pas pu saisir la première chance mais je pense qu’ils pourront saisir cette deuxième chance que nous leur offrons ». Les écoles de la deuxième chance sont l’une des initiatives européennes proposées dans le livre blanc « Enseigner et Apprendre : vers une société cognitive ». Ce projet avait été présenté par l’ancien Premier ministre, Édith Cresson, lors du sommet des chefs d’État de Madrid de décembre 1995, puis adopté par les ministres de l’Éducation des États membres de l’Union Européenne. Les écoles de la deuxième chance accueillent des jeunes sans diplôme et sans qualification professionnelle entre 18 et 25 ans, ayant connu une scolarité très difficile, afin de retenter avec eux une acquisition satisfaisante des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, raisonner, utiliser l’ordinateur et internet. Outre l’école du Centre dirigée par Corinne Dumontier, il existe celle du Nord-Atlantique et celle du Sud. L’enseignement de base est délivré dans le cadre d’un parcours de formation personnalisé. Celui-ci prend en compte les problèmes personnels du jeune et l’accompagne dans un projet global d’accès à l’autonomie et d’entrée dans la vie active. La pédagogie suivie répond à la charte des écoles de la deuxième chance. Le parcours comporte obligatoirement quatre temps, durant lesquels l’enseignement des savoirs de base occupe une place majeure. « Les jeunes nous sont envoyés par le Pôle Emploi, des mairies, des associations… », explique José Blézes. « Ils sont accueillis et diagnostiqués notamment par rapport à leur niveau scolaire. Bien sûr, il s’agit d’une démarche individuelle et personnelle. Ils s’engagent à mettre en place un projet professionnel. Pendant deux mois, ils sont évalués. On revoit avec eux le socle commun de connaissances, maths, français, culture générale, informatique. Une fois que les jeunes sont remis à niveau, ils sont mis en contact avec le monde de l’entreprise, en alternance, pour être confrontés à la réalité du terrain ». Un parcours qui s’étend sur dix mois environ et qui fait renaître l’espoir.

 

 

L’EQUIPE

L’individualisation est au centre du dispositif de formation. Chaque jeune se voit attribuer, dès son entrée à l’école, un formateur référent. Pièce maîtresse du dispositif, il devra accompagner le jeune dans sa progression, ses choix, ses difficultés quelles qu’elles soient tout en développant ses capacités d’autonomie. Cette équipe est composée d’un directeur, de deux secrétaires, de quatre formateurs polyvalents, d’un responsable pôle « entreprise » qui participe activement à la mise en place du projet professionnel, d’une conseillère en insertion en charge d’aider le jeune à régler ses problèmes périphériques (logement, précarité…). C’est grâce à la mise en place de ce dispositif et à une écoute que le jeune pourra se concentrer sur son parcours professionnel. Les problèmes périphériques rencontrés par les élèves sont pris en charge, dès le début du parcours, par la responsable insertion en liaison avec l’équipe pédagogique et la mission locale. À chaque nouvelle entrée d’un groupe, l’équipe pédagogique détermine un parcours tenant compte du projet professionnel personnalisé de chaque stagiaire.

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